Vision commune

Pour agir collectivement, il est nécessaire que les parties prenantes développentune vision commune du changement souhaité. Cette vision peut se développer à partir des informations fournies par l’état de situation et l’analyse issue du diagnostic, deux étapes qui devraient précéder l’exercice de vision dans le processus de développement collectif planifié.

L’importance d’une vision partagée de changement

La vision partagée de changement est une description attirante et inspirante d’un état de fait souhaité dans le futur par une collectivité. Il s’agit d’une description suffisamment précise pour que l’on puisse « se projeter dans l’avenir ». Elle devrait notamment impliquer:

  • Les nouvelles activités et fonctions que l’on veut développer;

  • les nouvelles caractéristiques souhaitées pour la collectivité et, potentiellement, celles de son environnement.

En d’autres mots, la vision est la destination à atteindre! Il est important que cette vision soit commune et partagée afin de :

  • Travailler dans la même direction et vers un objectif commun;

  • Créer un espace propice à la coopération et à la négociation (gagnant-gagnant);

  • Réduire la « turbulence » générée par plusieurs actions non coordonnées et non alignées;

  • Favoriser le développement du pouvoir d’agir des membres de la collectivité;

  • Mobiliser plus largement, au-delà des T.L.M. (toujours les mêmes) et des acteurs « mandatés »;

  • Identifier les actions à réaliser;

  • Orienter les adaptations à faire en cours de route;

  • Alimenter d’autres initiatives.

Une fois élaborée, une vision commune peut évoluer en quatre temps. On examine d’abord le futur souhaitable, soit ce qui relève des grandes aspirations collectives ou de la direction générale du changement. On examine ensuite le futur possible, c’est-à-dire l’ajustement du futur souhaitable selon l’analyse des tendances actuelles, des ressources disponibles et des forces de la collectivité. Une fois le futur possible identifié, des actions peuvent être entreprises pour le concrétiser. Au fur et à mesure que le travail progresse, ce qui peut paraître initialement impossible commence à devenir de plus en plus possible. Une fois qu’un certain nombre d’actions produisent des effets, le futur possible commence à devenir le futur probable. À ce moment, l’adhésion devient plus facile et le passage du futur probable au futur réalisé peut se concrétiser.

  • De façon générale, une vision partagée repose sur certains éléments fondamentaux : Implication des personnes concernées dans son élaboration;

  • Prise en compte des valeurs et appel aux idéaux partagés;

  • Prise en compte de l’histoire et des forces de la collectivité;

  • Intégration de ce qui ressort du diagnostic;

  • Prise en compte des tendances actuelles et futures.

Comment construire une vision commune?

Plusieurs activités d’animation peuvent aider à construire cette vision commune (voir Communagir pour emporter - Filtre « Vision partagée de changement » dans le menu déroulant « Étapes de planification »), mais il faut tout d’abord considérer plusieurs éléments importants pour bien s’orienter :

  • Une collectivité n’est pas monolithique dans ses valeurs et ses intérêts et il est important de reconnaître et de coconstruire la vision à partir de différents schèmes de valeurs existants, souvent profondément enracinés. Les valeurs guident les perceptions, les opinions et les comportements et changent très lentement; ce serait donc une erreur de ne pas en tenir compte.

  • La recherche des aspects transversaux (vers quoi les acteurs convergent déjà) permet généralement de mobiliser plus largement.

  • Bien que les intérêts puissent diverger, les valeurs peuvent aider à faire converger les acteurs.

De plus, plusieurs conditions peuvent favoriser l’établissement d’une vision commune :

  • Création de conditions permettant de visualiser un futur inspirant et rassembleur;

  • Transparence et partage de l’information significative;

  • Construction collective de l’analyse à la suite du partage d’informations;

  • Validation de l’analyse et des orientations au fur et à mesure pour construire des terrains d’entente;

  • Souplesse et capacité de compromis dans les périodes chaotiques;

  • Capacité de résilience (faire des deuils et rebondir) pour composer avec des situations nouvelles;

  • Clarification de la notion « d’intérêt » inhérente à la démarche et des intérêts en présence.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Pour en savoir plus sur les activités de Communagir, la mobilisation et l’action collective au Québec.


Merci, un courriel vous a été envoyé
pour confirmer votre inscription.

Fermer la fenêtre

Désolé, une erreur s'est produite.

Recommencez plus tard ou contactez-nous.
Merci

Fermer la fenêtre

x