
Une recherche partenariale actuellement en cours en Estrie explore le lien entre les enjeux vécus par les praticiens du développement territorial et leur formation. Nous vous invitons à consulter le rapport des résultats d’une première phase de collecte de données[1] , disponible sur le site de la Chaire de recherche du Canada en organisation communautaire (CRCOC).
Les premiers résultats présentent le développement territorial comme une approche significative, partagée par des praticiens de différents titres d’emploi : organisateur communautaire, agent de développement, agent de liaison, coordonnateur, etc.
On peut être surpris par la diversité des formations initiales de ces intervenants. Celles-ci leur permettent généralement d’acquérir les habiletés de base pour leur emploi. Les formations développant des capacités d’analyse des enjeux sociaux sont estimées comme étant les plus pertinentes. La capacité d’analyse stratégique des enjeux territoriaux apparaît comme déterminante de la satisfaction des personnes en ce qui a trait à leur formation initiale.
La majorité des intervenants déclarent consacrer plus de 60% de leur temps d’intervention en développement territorial. Il faut comprendre toutefois que les contours de la pratique du développement territorial ne sont pas toujours clairement définis. Cependant, la pratique du développement territorial n’apparaît pas à l’abri d’une tendance forte où la gestion de projets et de programmes tend à remplacer l’action politique et la revendication. Le langage de la « gestion axée sur les résultats », souvent utilisé, reflète bien cette tendance. Même si elle est pertinente dans certains contextes, cette lunette « gestionnaire » ne favorise pas toujours l’identification d’enjeux transversaux, ni les collaborations plus larges, souvent nécessaires pour le travail collectif de développement territorial. La question de l’identité professionnelle émerge donc également comme facteur significatif.
Les activités entre pairs apparaissent comme une forme privilégiée de formation en cours d’emploi et de renforcement de l’identité professionnelle.
À ce titre, la première phase de la recherche révèle un foisonnement d’activités de développement des pratiques en cours en Estrie, dont les plus satisfaisantes semblent être celles organisées par la section estrienne de la communauté de pratique qu’est le Regroupement québécois des intervenants et intervenantes en action communautaire en CSSS.
Cette démarche partenariale de recherche est menée conjointement par la Chaire de recherche du Canada en organisation communautaire (CRCOC), le Regroupement québécois des intervenantes et intervenants en action communautaire en CSSS (RQIIAC) et l’Observatoire estrien du développement des communautés (OEDC). Un comité de pilotage composé d’une quinzaine de membres a participé à la définition des objets de recherche et est impliqué dans l’analyse des résultats. Ce projet constitue l’apport québécois à une démarche de la Plateforme nationale des métiers du développement territorial, animée par l’UNADEL (Union nationale des acteurs et des structures du développement local), en cours dans six régions de France.
[1]
Lachapelle, René et Denis Bourque, Étude de la relation emploi-formation dans le champ du développement territorial, Région de l’Estrie (Québec), Rapport de la phase 1, Cahier de la CRCOC, no 1203, Université du Québec en Outaouais, 50p.




J’aimerais recevoir la formation d’agent de développement de territoire. Cela me serait utile dans un cadre de développement durable, ici comme à l’étranger. J’ai dix ans de coopération international,(Bénin, Niger, Haïti et Mali)